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Un contexte territorial en faveur de la jeunesse, la cohésion sociale et l’enseignement supérieur

Un territoire historiquement rural


Avec une proportion de diplômés au sein de sa population adulte résidente de 28,6% (sources INSEE), le Grand Est se situe malheureusement à 4,6 points sous la moyenne nationale, bien que la région affiche une proportion croissante de jeunes actifs diplômés (36%). L’une des causes est socio-économique et tient à la ruralité de la région et à un développement économique plus orienté vers l’agriculture et l’industrie.
 
 

Des collectivités territoriales très actives


L'enseignement supérieur dans l'Aube compte environ 13000 étudiants, principalement concentrés à Troyes. Le département a fortement développé ses offres de formation du bac au bac+5, entraînant une forte croissance par rapport aux décennies précédentes  (multiplication par six en vingt ans).
En dépit de la mobilisation des collectivités territoriales mais également des entreprises locales, la ruralité du territoire et la sociologie des familles auboises sont des facteurs qui peuvent induire une forme de méconnaissance de l’offre universitaire disponible sur le territoire et donc une forme d’autocensure pour les jeunes aubois.
 

Une autocensure des jeunes


Cette méconnaissance de l’offre de formation locale est d’autant plus préjudiciable que les lycéens découvrent souvent les différents établissements en février-mars de leur année de Terminale et prennent ainsi connaissance des modalités d’accès aux filières sélectives trop tardivement pour s’y préparer. L’autocensure est un mécanisme puissant et généralisé, expliquant de nombreuses tendances comme la faible proportion de filles dans les études scientifiques notamment sélectives. Il est certainement un élément de contexte encore plus prégnant sur notre territoire.

C’est conscient des conséquences du phénomènes d’autocensure chez nos jeunes que de nombreux acteurs, rectorat, Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, collectivités territoriales, établissements d’enseignement secondaire et établissements d’enseignement supérieur, s’engagent depuis de nombreuses années pour doper l’ambition des jeunes issus de quartiers dits "prioritaires de la ville" (QPV) et de zone rurale.
mise à jour le 20 août 2026